Pollution de l’air : avis de recherche ministre de la santé

Paris le 14 mars 2014 – Communiqué de Presse d’Ecologie sans frontière, de Respire et du Rassemblement pour la Planète.

Madame la Ministre,

Depuis plus d’une semaine la France est victime de pics de pollution répétés aux particules fines et au dioxyde d’azote. Ce sujet est largement traité par les médias depuis le dépôt d’une plainte contre X de l’association Écologie sans Frontières membre du Rassemblement pour la Planète et nul ne peut plus ignorer ce problème majeur de santé publique.
Plusieurs responsables politiques ont pris position ces derniers temps et même votre collègue au Gouvernement, M. Philippe Martin Ministre en charge de l’Écologie a fini par réagir assez tardivement au regard de l’urgence de la situation.

Pour mémoire Madame la Ministre, l’article L. 220-1 du Code de l’environnement dispose que :
L’État et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ainsi que les personnes privées concourent, chacun dans le domaine de sa compétence et dans les limites de sa responsabilité, à une politique dont l’objectif est la mise en œuvre du droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.
Cette action d’intérêt général consiste à prévenir, à surveiller, à réduire ou à supprimer les pollutions atmosphériques, à préserver la qualité de l’air et, à ces fins, à économiser et à utiliser rationnellement l’énergie. La protection de l’atmosphère intègre la prévention de la pollution de l’air et la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

En raison de dépassements trop fréquents des valeurs limites européennes pour ces particules, régulièrement depuis de trop nombreuses années, la France risque une condamnation et pourrait prochainement devoir régler des amendes de plusieurs centaines de millions d’euros, en plus des dizaines de milliards d’euros de coût pour la société et la sécurité sociale, en pleine période de réduction des dépenses de l’Etat ! Et selon l’Organisation Mondiale de la Santé nous sommes en présence de cancérogènes certains.

Votre absence de réaction est sidérante ! Nous vous appelons à agir rapidement pour éviter que ne se prolonge ce scandale sanitaire.

En 2003, lors de l’épisode de canicule meurtrier, M. Mattéi l’un de vos prédécesseurs, avait fait l’objet de critiques pour sa réaction tardive qui lui avait coûté son poste.

Nous restons dans l’attente de votre réaction et de votre plan pour mettre un terme à cette atteinte majeure et évitable à la Santé Publique.

A défaut d’une réponse rapide de votre part nous en aviserons le Premier Ministre.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de notre parfaite considération,

Nadine Lauverjat présidente du Rassemblement pour la Planète

Contact presse :
Nadir Saïfi : 06 19 33 16 56
Sébastien Vray : 06 51 90 48 16
Etienne Cendrier : etienne.cendrier@gmail.com

La pollution de l’air extérieur classé cancérigène par le Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC), agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Paris, le 17/10/2013

Communiqué de presse

La pollution de l’air extérieur vient d’être classé cancérigène par le Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC), agence spécialisée de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La nouvelle est tombée aujourd’hui : selon les experts de l’IARC, il existe des preuves suffisantes pour dire que l’exposition à la pollution de l’air extérieur provoque non seulement le cancer du poumon, mais augmente également le risque de cancer de la vessie.

Les particules fines, élément majeur de la pollution de l’air extérieur, ont été évalués séparément et classées elles aussi comme cancérigènes pour l’homme.

« L’air que nous respirons a été contaminé par un mélange de substances qui provoque le cancer » : Selon l’IARC, les risques sanitaires augmentent en fonction du niveau d’exposition à la pollution de l’air. D’après leurs données les plus récentes, en 2010, 223 000 personnes sont mortes dans le monde des suites d’un cancer du poumon en lien avec la pollution de l’air.

Pour l’IARC, la pollution de l’air constitue un « problème de santé environnement majeur ». Rappelons que l’OMS avait déjà sonné l’alarme face à l’explosion des maladies chroniques dans le monde.

Alors que le gouvernement a décidé d’écarter les ONG lanceuses d’alertes spécialisées dans le domaine de la santé/environnement – et par là même cette problématique – du dialogue environnemental, il devient urgent de placer ce sujet majeur eu cœur des discussions et prendre des mesures à la hauteur des enjeux.

 

Contact presse

Nadine Lauverjat / 06 87 56 27 54 – nadine@generations-futures.fr

Nadir Saïfi / 06 19 33 16 56 – saifinadir@yahoo.fr

Sébastien Vray / 09 81 37 78 48 – sebastien@respire-asso.org

Communiqué de presse : Toujours pas de confirmation de la présence des ONG représentant les questions de santé environnementale au Conseil National de la Transition Ecologique : oubli ou mépris ?

Paris, le 15/10/2013

Communiqué de presse

Toujours pas de confirmation de la présence des ONG représentant les questions de santé environnementale au Conseil National de la Transition Ecologique : oubli ou mépris ?

Alors que se tient ce matin une réunion du Conseil nationale de transition écologique (très certainement le premier après la Conférence environnementale de fin septembre), les membres du Rassemblement pour la Planète, réseau d’ONG expertes notamment sur la question de santé/environnement et exclu sans ménagement du CNTE et de la dernière conférence environnementale[1], s’étonnent de tomber immanquablement sur le répondeur du Cabinet du ministère de l’Ecologie quand il s’agit d’évoquer sa place au CNTE avec les services du Ministre de l’Ecologie.

Alors que les représentants du Ministre avaient déclaré à qui voulait l’entendre que ce thème avait toute sa place dans le tour de table, que nos ONG étaient les bienvenues, que nombre de représentants (élus et société civile) s’étaient déclarés solidaires de nos demandes…. rien n’a en fait changé depuis 3 semaines. Maintenant que le « temps fort » (sic !) de la conférence environnementale est passé, ce Ministère est de nouveau aux abonnés absents quand il s’agit d’évoquer ce sujet majeur de la « santé et de l’environnement », sujet pourtant plébiscité par les français dans tous les sondages, et la place des ONGs du RPP spécialisées sur ces sujets dans le CNTE et le ‘dialogue environnemental’ au sens large.

Les membres du RPP s’interrogent sur les raisons de ce silence et ils interpellent le Ministre de l’Ecologie et attendent de lui (alors qu’il n’a toujours pas daigné les recevoir contrairement à toutes ses prédécesseurs) une réponse claire et sans ambiguïté. Nous ne doutons pas qu’il saura répondre favorablement aux attentes les plus fortes de ses concitoyen(ne)s en incluant nos ONG dans le cadre du dialogue environnemental, notamment dans le tour de table du CNTE, et en organisant une vaste table ronde sur la thématique ‘santé environnement’ en 2014.

Contact presse

François Veillerette / 06 81 64 65 58 – francois@generations-futures.fr

Nadir Saïfi / 06 19 33 16 56 – saifinadir@yahoo.fr

Eviction du Rassemblement pour la planète : la presse en parle

« Des lanceurs d’alerte évincés de la conférence gouvernementale » sur LeMonde.fr,  »Batho, Jouanno et Lepage montent au créneau » sur LePoint.fr, « Ecologie : des lanceurs d’alerte dénoncent leur éviction du dialogue » sur Libération et GoodPlanet Info,  »Les associations de santé environnement exclues de la conférence sur l’environnement » sur Reporterre, « Une conférence environnementale qui fait grincer des dents » sur LCP, « Santé environnementale: la grande oubliée » sur Novethic … L’exclusion du Rassemblement de la Conférence environnementale et du Conseil National pour la Transition Ecologique n’est pas passé inaperçue.

Un événement également repris par les médias télévisés, comme France 3, où Chantal Jouanno, Ancienne ministre de l’écologie, est intervenue.

Dialogue environnemental : le gouvernement doit intégrer les ONG lanceuses d’alerte spécialisées en santé-environnement

Soutenu par 4 anciens ministres de l’environnement (Delphine Batho, Yves Cochet, Chantal Jouanno, Corinne Lepage), le Rassemblement pour la Planète (RPP) s’est exprimé aujourd’hui pour dénoncer l’éviction par le Gouvernement de ses membres (des ONG lanceuses d’alertes et spécialisées en santé-environnement.) de la Conférence environnementale des 20 et 21 septembre prochains

Rappel des faits. Un arrêté daté du 6 septembre[1] qui officialise la liste des associations membres du CNTE (Conseil National pour la Transition Ecologique) écarte le Rassemblement pour la Planète (RPP), seul groupement d’associations spécialisées sur les questions de santé-environnement (Ecologie Sans Frontière et Respire – pollution de l’air, Générations Futures et le Réseau Environnement Santé – pesticides et produits chimiques, Robin des Toits – Ondes électromagnétiques, Sea Shepherd – biodiversité marine etc.).

Enjeux. Alors que le Ministère du travail publie un rapport sur l’exposition des travailleurs aux produits chimiques cancérigènes qui touchent plus de 2 millions de personnes en France (DARES, septembre 2013) et que pour préparer le futur « plan cancer», une série de propositions concernant le contrôle de l’exposition aux risques environnementaux ont été remises au gouvernement, voilà que celui-ci décide de se priver de l’expertise indépendante de lanceurs d’alertes qualifiés en santé-environnement.

Soutiens et demandes. Nombre de personnalités (dont José Bové – qui boycottera la conférence environnementale, Laurence Abeille, Tokia Saifi… et d’ONG, dont le CNIID, REFEED, Appel de la jeunesse etc., soutiennent les membres du Rassemblement. 4 anciens Ministres de l’Ecologie sont venus en personne marquer  leur soutien (Delphine Batho, Yves Cochet, Chantal Jouanno, Corinne Lepage,) ainsi que la sénatrice de Paris Leïla Aïchi.

Sans l’organisation rapide d’une table ronde sur l’environnement et la santé avec les ONG et les ministères concernés et une intégration sans délai du RPP dans le CNTE, le Rassemblement et Génération Futures, association agréée et habilitée, déposeront avant la fin de la semaine un recours juridique pour demander l’annulation de l’arrêté du 6 septembre, qui ne respecte pas les conditions pourtant prescrites par le décret du 16 aout dernier.